Malix Good Blog

La fin d'une ère

Fin 2026, je vais quitter ma propre entreprise. Celle que nous avons lancé sans rien y connaître avec une ancienne camarade de master en 2018. On a tout appris sur le tas sans aucune formation de gestion d'entreprise ni jamais vraiment avoir eu l'intention de créer une société. Depuis 2018, on fait des inventaires d'archives pour plusieurs associations. Les demandes prennent de l'ampleur et au début, c'est une blague entre nous "On va finir par créer une entreprise!" Et ça devient réalité quand on a l'occasion en 2019 de récupérer une SàRL qui existe déjà. En 2020, on devient officiellement salariées de notre société. On est resté les seules 2 employées jusqu'à maintenant, à gérer la société et à y travailler. C'est parfois un poste à plein temps, parfois juste quelques heures selon les demandes et nos autres obligations.

Peine à trouver le rythme

A plusieurs reprises, je dois remettre une partie de mes tâches à ma collègue parce que ma santé ne me permet plus de les assurer. On s'épuise beaucoup. Mais on s'en sort bien, on garde un cap qui nous plaît malgré des désaccords. Je me dis que ça prend du temps, qu'il faut trouver le bon taux de travail et les bons clients et que la routine s'installera. Et depuis 2 ans, je n'y arrive plus. Je me rends bien compte que je ne pourrai pas tenir ce rythme sur la durée. Je réduis au minimum mes activités pour la société et je ne travaille plus sur de nouveaux contrats. Aujourd'hui, je peine à me mettre au travail sur ce que je sais être mon dernier contrat. C'est un très chouette projet, pour une association qui nous a fait confiance depuis nos débuts. Mais c'est le dernier.

Une succession de deuils

Et si au final c'est un vrai soulagement de quitter l'entreprise, en ce moment, c'est la tristesse qui l'emporte. Celle de voir que douleurs et fatigue chroniques me forcent à renoncer à un projet qui me tenait à coeur. Cette entreprise fait partie de mes plus grandes fiertés (et elle le restera!). C'est encore un pas de plus qui m'éloigne de "réussites" socialement valorisées. Même si je suis confiante dans ma décision, ça reste un deuil de plus à faire.

#fatigue